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La beauté symphonique d’une artiste envoûtante

Une expérience intime et privilégiée : la poésie d’Aline César chantée et chuchotée dans un appartement.
On vient réserver sa place au théâtre du Girasole, et c’est ainsi que la « dérive » commence. On s’y rend, non loin mais hors du théâtre dans un bel appartement, pour assister à la performance d’Aline César, qui nous accueille chaleureusement avec de délicieux vins régionaux. Quand tout le monde est arrivé, on passe dans la pièce à côté pour cette fois-ci vivre la « dérive », c’est-à-dire écouter une joute poétique qui décroche au temps un morceau d’éternité.
Se rendre à la « dérive » est une expérience unique de par la proximité que le spectateur entretient avec l’interprète tout au long de sa représentation. On lui propose de rentrer doublement dans son intimité, non seulement car il est invité dans son espace de vie (c’est-à-dire son appartement), mais également car il se voit plonger dans son écriture poétique qui lui est très personnelle et singulière. Comme les plus beaux poèmes de la littérature, le sens nous échappe par moment, on le perçoit par bribes, mais la beauté nous transporte toujours, et la musicalité ne quitte pas une seconde les lèvres de l’artiste qui a le plaisir de goûter ses mots. Certains poèmes sont parlés, d’autre brillamment chantés, mais toujours vécus avec émotion. Se rendre à la « dérive » c’est aussi se laisser surprendre par l’émergence de « guests », soigneusement invités par l’interprète pour venir colorer son style d’une autre rencontre artistique. La liste de ces invités est longue, et changeante tout au long du festival. Se rendre à la dérive est en somme prendre le temps de côtoyer la poésie, d’écouter le bruit du monde, la beauté symphonique d’une artiste envoûtante.
AVI Local City News / Jean Hostache / 14 juillet 2015.

Des invités plus que des spectateurs

Festival Off d’Avignon : du théâtre un peu partout – Des invités plus que des spectateurs attendus dans le salon d’Aline, et une libre participation aux frais, c’est le théâtre buissonnier d’Avignon.

TF1 Journal télévisé de 20 heures / Marion Gautier / 22 juillet 2015.

Un texte de voyage et de rencontre

Il est rare d’entendre de la poésie sur scène. Il est encore plus surprenant d’en écouter dans un appartement, en petit comité, verre de vin à la main. Aline César nous propose un texte de voyage et de rencontre, des mots poétiques qui parlent d’une corniche, on ne sait trop où. A vous de l’imaginer. Chaque soir, un artiste-ami est invité, et à deux, la puissance du verbe n’en est que plus forte. Il y a beaucoup de texte dans cette pièce, mais à ceux qui veulent un peu de répit, l’actrice chante aussi, accompagnée de sa boîte à rythme. Et c’est peut-être ses plus beaux moments. Assis à deux mètres d’elle, dans son salon, c’est une expérience théâtrale en soi pour les spectateurs qui devront, pour l’apprécier, être des amoureux du verbe et des découvertes.
La Provence.fr Festival d’AvignonAvignon Off : les critiques – Dérive (****)/ Margaux Wartelle / 24 juillet 2015

Avec ses mots, Aline nous embarque

Aline César joue à domicile. Au Girasole, du théâtre en appartement
Passez la porte, vous êtes chez Aline. Prenez un verre, vous êtes entre amis. L’actrice-autrice accueille dans sa cuisine, dans son salon. Et chaque jour, un nouveau compagnon de création l’accompagne : musicien(ne) ou comédien(ne).
Ce soir-là, nous sommes arrivés en avance chez Aline. A sept minutes à pied du Girasole, nous avons suivi les indications du plan, fourni avec notre ticket. Au 1, rue ***, la porte est déjà entrouverte. Une voix nous invite à monter. A l’étage, c’est le choix du roi : rouge, blanc, rosé ou eau citronnée ? Cinq personnes discutent, verre à pied dans les mains. On passe au salon, tout en douceur. Une douceur que l’on retrouve dans la voix d’Aline, qui nous raconte une histoire. Des mots qu’elle a écrits pour évoquer la ville, la rêverie, l’amour aussi. S’il y a bien une trame narrative, au fil d’un voyage le long d’une corniche, le texte permet de s’échapper. Aline chante aussi. De sa boîte à rythme sortent des sons électroniques. Et de sa voix claire, Aline prend des airs de Serge Gainsbourg ou d’Alex Beaupain, selon votre sensibilité. Ici, on est hors des conventions du Festival. Un temps de répit, de calme. Ici, le prix est libre.
Aline César a déjà monté sept spectacles avec sa compagnie Asphalte. Avec « Dérive », elle compte bien continuer à tourner. Mais loin des salles, toujours en appartement. Créer une autre forme d’intimité, un autre rapport à la scène et au texte. Le but est atteint. « Je dérive, je parcours en rêve les dévers / Je prends à revers les rives et les amers ». Avec ses mots, Aline nous embarque. Et on est consentants.
La Provence / Margaux Wartelle / 24 juillet 2015

Comme un road-movie

A l’image du bon vin qu’on nous propose en arrivant dans ce petit salon du *** place des Carmes, la poésie d’Aline César nous enivre.
Elle a en elle le don de l’accueil, le savoir-faire de l’intimité. Dérive, joute poétique en appartement, vient nous bercer. C’est comme prendre le temps d’une pause, où les minutes sont en suspens, lors d’une journée chargée au sein des remparts. Son écriture fonctionne comme un road-movie, faisant traverser à celui qui tend l’oreille de bien beaux paysages aux couleurs chatoyantes.
Il s’agit aussi de musique, de chant qu’elle vient interpréter, mais aussi d’une série de guest, que la poétesse invite au cours de sa représentation à venir exprimer leurs divers talents. On sent chez elle le plaisir des mots et de la langue qu’elle vient tordre pour donner un sens nouveau, cette brèche délicate où la métaphore sublime le réel. C’est aussi une passion de conteuse, une générosité à nous réunir pour raconter un récit.
Dérive est un temps à attraper au vol, une expérience universelle à apprécier et à partager tout au long du festival.
Un fauteuil pour l’orchestre 
/ 14 juillet 2016

Place des Carmes, les mots dits en appartement

Dérive est davantage une performance qu’un spectacle. L’ambiance est détendue, intime, et pour cause : nous ne sommes pas au théâtre, pas dans la rue, mais dans un appartement sobrement décoré, un verre de vin ou d’eau citronnée à la main. Des guirlandes lumineuses jonchent le sol et donnent au décor une atmosphère encore plus douillette. Toutes les conditions sont réunies pour passer un moment agréable, calme, pour faire un voyage.
A l’intérieur de ce cocon, Aline César offre sa poésie avec force et simplicité. Elle entraîne son auditoire sur des routes sinueuses, semées de doutes, d’obstacles et d’amour et de désir.
Un véritable lien se crée entre elles et ceux qu’elle préfère appeler ses « invités » : des regards s’échangent tout au long de la performance, et Aline César réussit parfaitement à créer un moment unique.
Ce lien permet aisément d’imaginer les routes, les décors de la ville dont elle parle « Cela faisait longtemps que j’avais envie de créer quelque chose sur la dérive urbaine »

Lors de cette performance d’une heure dont les textes sont tantôt récités, tantôt chantés, Aline César reçoit un-e invité-e surprise, qui offre aux convives son propre moment de dérive, dans lequel les invités se laissent porter avec plaisir.
La Provence 
/ Supplément Sortir / 20 juillet 2016